Notre paroisse

La paroisse saint Silouane de l’Athos et saint Martin de Tours dépend du PATRIARCAT OECUMENIQUE, ARCHEVECHE DE Belgique. La langue liturgique est le français. Le chant se base sur la mélodie slavonne ainsi que le byzantin adapté au français. Les paroissiens viennent principalement de Bruxelles, mais certains n’hésitent pas à venir de loin pour assister aux offices.

1. Les débuts.

C’est en novembre 1981 qu’une toute petite cellule paroissiale commença à se développer, dans une modeste et très petite pièce, chaussée de la Hulpe à Boisfort: une demi-douzaine de fidèles, bientôt une douzaine, y célébraient alors la Divine Liturgie une fois par mois. Elle reçut le nom de communauté paroissiale St. Amand. A cause de sa croissance en nombre, la nécessité d’un local plus spacieux s’imposa bientôt. Utilisant d’abord une salle à l’avenue Buyl, la paroisse St. Amand décida en 1987 d’investir dans un local plus grand et de l’aménager en chapelle. Elle trouva et s’installa à la rue du Fort à Saint Gilles. Vivant depuis ses origines rattachée à l’Eglise nommée « Eglise Catholique Orthodoxe de France », sous la protection canonique du Patriarcat de Roumanie, cette paroisse vivante et heureuse fut cependant éprouvée par un problème de plus en plus douloureux: celui de l’isolement de l’ECOF et la non-communion de celle-ci avec les autres Eglises Orthodoxes. Ce problème s’accentuant de plus en plus, atteignit son point culminant lors de la rupture canonique avec le saint Synode du Patriarcat de Roumanie en 1993. Posés devant le choix crucial d’obéir ou de ne pas obéir à une volonté de se mettre en marche vers une pleine communion avec toute l’Eglise Orthodoxe, les uns ont choisi de rester, les autres de partir. C’était le 28 janvier 1995.

2. 1995: Sur le chemin de l’obéissance.

C’est ainsi que nous avons nommé le chemin sur lequel nous nous étions engagés. Nous étions à partir de cette date environ une trentaine sur ce chemin, en route vers une destination encore inconnue pour nous. Sans chapelle, sans nom. Le 4 mars 1995 nous nous sommes réunis avec cette trentaine en assemblée constitutive, et nous y avons choisi de nous mettre sous le patronage de St. Silouane du Mont Athos et de St. Martin de Tours le miséricordieux. Voilà notre nom. Il est un témoignage de notre attachement à l’Eglise Orthodoxe implantée majoritairement en Orient (Grèce, Roumanie, Russie, etc..) et à la Tradition chrétienne occidentale qui se déroula pendant 1000 ans au sein de l’Eglise indivise. Nous n’avions toutefois plus de lieu où célébrer les Mystères. Après avoir célébré quelques fois dans une grande pièce des soeurs du Sacré-Coeur à Woluwé St. Pierre, nous fûmes heureux de recevoir pour les dimanches l’hospitalité de la communauté « des douze apôtres » à Cana, rue Eggerickx 12. Nous y sommes restés depuis la Pentecôte 1995 jusqu’à la fin du Grand Carême 1997! C’est dans la petite mais combien chaleureuse chapelle de « Cana » que notre communauté « en exode » à trouvé la force et le courage sur ce chemin vers la pleine intégration. Pendant cette période, nous fûmes guidés par l’Evêque Stéphane et nous avons engagé le dialogue avec l’Archevêque Pantéleimon de Belgique qui accepta de nous accueillir sous son omophore. Notre intégration canonique eut lieu à la fin de l’année 1995, dernier dimanche avant Noël, appelé dimanche des ancêtres. L’Archevêque Pantéleimon de Belgique avec la bénédiction du Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople, reçut tous ceux qui en avaient fait la demande, dans la pleine communion de l’Eglise Orthodoxe. Nous étions 56 adultes laïcs, et 33 enfants en plus des clercs, lecteurs, sous-diacre, diacre et prêtre. Après une longue période d’abstention de la communion eucharistique, l’Evangile de ce jour, la parabole de l’invitation aux noces, et surtout la participation au banquet sacramentel du Corps et du Sang de Notre Seigneur, venaient confirmer notre ardent désir de communier à toute l’Eglise du ciel et de la terre. Cet événement historique date du 17 décembre 1995Répondant non seulement à une nécessité matérielle, mais surtout à un désir ancien d’acquérir un lieu que nous pourrions aménager en véritable temple orthodoxe, une longue recherche nous a conduits – en passant par les chapelles de la rue Potagère, de la rue de la Charité, par des ateliers, des maisons à louer ou à vendre – vers la rue de Bosnie 73-75 à Saint Gilles. Une maison au n°73 et deux grands ateliers au n°75 étaient « à vendre ». Pour les deux ateliers du n°75, le prix demandé était très élevé en comparaison de la somme disponible sur le carnet d’épargne de la paroisse, notre désir de nous engager vers un achat pouvait sembler irréalisable, utopique, voire ridicule. Le 2 juin 1996, fête de Pentecôte, nous étions tous réunis à Monticelli (Villers-La-Ville), où nous avions célébré la Divine Liturgie. La proposition d’un achat a été présentée pour la première fois à l’assemblée des fidèles réunis. A partir de cette date, un nouvel élan se déclenchât: de multiples petits dons, des versements par ordre permanent mensuel, quelques grands dons, deux prêts anonymes sans demande d’intérêt sont venus de la part des paroissiens, de quelques amis, et d’un nombre important de congrégations religieuses catholiques de Belgique. A la suite de ce 2 juin 1996 les étapes décisives se succédèrent à une vitesse vertigineuse: · 26 octobre 1996: signature de la convention de vente. · 20 février 1997: signature de l’acte d’achat. · 1 mars 1997: ouverture du chantier. · 19 avril 1997: mise en place des icônes, de l’autel· 20 avril 1997: première célébration de la Divine Liturgie et inauguration par Mgr. Emmanuel de notre église. C’était le dimanche des Rameaux, fête de l’entrée triomphale de Notre Seigneur Jésus Christ dans Jérusalem. · Première semaine sainte dans notre église. · Le samedi soir 26 avril, dans une église fleurie et trépidante de joie retentirent les hymnes pascales de Saint Jean Damascène, et les acclamations: Christ est ressuscité. · Après Pâques: construction de l’abside et peinture des fresques dans l’abside. · Le samedi 3 octobre 1997: DEDICACE SOLENELLE de notre église, demeure de Dieu avec les hommes par notre Archevêque le Métropolite Pantéleimon de Belgique et l’Evêque Emmanuel de Reghion

 

 

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