Notre paroisse

La paroisse saint Silouane de l’Athos et saint Martin de Tours dépend du PATRIARCAT OECUMENIQUE, ARCHEVECHE DE Belgique. La langue liturgique est le français. Le chant se base sur la mélodie slavonne ainsi que le byzantin adapté au français. Les paroissiens viennent principalement de Bruxelles, mais certains n’hésitent pas à venir de loin pour assister aux offices.

Notre paroisse :

L’origine : La paroisse trouve ses origines dans un groupe de personnes catholiques voulant renouer avec le christianisme occidental avant le grand schisme de 1054. Elle appartenait à ce qu’on appelle l’ECOF. C’est d’ailleurs dans cette optique que fut fondée, il y a plusieurs décennies, l’ECOF (Eglise catholique orthodoxe de France). L’ECOF était sous la protection canonique du Patriarcat de Roumanie. Cette paroisse vivante et heureuse fut cependant éprouvée par un problème de plus en plus douloureux: celui de l’isolement de l’ECOF et la non-communion de celle-ci avec les autres Eglises Orthodoxes. Ce problème s’accentuant de plus en plus, atteignit son point culminant lors de la rupture canonique avec le saint Synode du Patriarcat de Roumanie en 1993. Posés devant le choix crucial d’obéir ou de ne pas obéir à une volonté de se mettre en marche vers une pleine communion avec toute l’Eglise Orthodoxe, les uns ont choisi de rester, les autres de partir. C’était le 28 janvier 1995. Ce qui mena le prêtre de l’époque, père Bart D’Huyvetter et les paroissiens à chercher une reconnaissance en demandant à Monseigneur Panteleïmon, Archevêque et Métropolite de Belgique de l’époque de  rentrer sous son omophore. Cela fut accepté et la paroisse fut officiellement reçue au sein de l’Eglise orthodoxe  le 17 décembre 1995.

Le Lieu : Répondant non seulement à une nécessité matérielle, mais surtout à un désir ancien d’acquérir un lieu qu’il serait possible d’aménager en véritable temple orthodoxe, une longue recherche a conduit – en passant par les chapelles de la rue Potagère, de la rue de la Charité, par des ateliers, des maisons à louer ou à vendre – vers la rue de Bosnie 73-75 à Saint Gilles. Une maison au n°73 et deux grands ateliers au n°75 étaient « à vendre ». Pour les deux ateliers du n°75, le prix demandé était très élevé en comparaison de la somme disponible sur le carnet d’épargne de la paroisse, notre désir de nous engager vers un achat pouvait sembler irréalisable, utopique, voire ridicule. « Le 2 juin 1996, fête de Pentecôte, réunis à Monticelli (Villers-La-Ville), où nous avions célébré la Divine Liturgie ». La proposition d’un achat a été présentée pour la première fois à l’assemblée des fidèles réunis. A partir de cette date, un nouvel élan se déclenchât: de multiples petits dons, des versements par ordre permanent mensuel, quelques grands dons, deux prêts anonymes sans demande d’intérêt sont venus de la part des paroissiens, de quelques amis, et d’un nombre important de congrégations religieuses catholiques de Belgique. A la suite de ce 2 juin 1996 les étapes décisives se succédèrent à une vitesse vertigineuse:  26 octobre 1996: signature de la convention de vente.· 20 février 1997: signature de l’acte d’achat.

L’évolution : l’église prit forme et les liturgies et offices y furent célébrés régulièrement. Le prêtre était père Bart D’Huyvetter et le diacre, Thierry Verhelst. Cependant la paroisse avait de la peine à se retrouver dans un milieu qu’elle estimait fort grec et se sentit un peu isolée et étrangère. En 2003 le diacre Thierry Verhelst et de nombreux paroissiens décidèrent de retourner à l’ECOF ou l’Eglise des Gaules qui entre temps avait été reçue par l’Eglise copte. Cela créa un grand vide dans la paroisse et restèrent une poignée de personnes. Une réorganisation fut nécessaire à tous les niveaux. La paroisse continua cependant d’exister. Fatigué le père Bart décida en 2006 de prendre sa retraite et demanda à Athanase de Theux, qui vivait en Roumanie de prendre la relève. Ce dernier accepta et rentra en octobre 2006. Il devint diacre le 17 décembre 2006 et le 2 février 2008 il fut ordonné prêtre par Monseigneur Panteleïmon. La paroisse repris de la vie. De jeunes personnes firent leur apparition. Cependant la transition ne fut pas si simple. Père Bart décida de rester comme pasteur dans la paroisse et les deux prêtres avaient une vision assez différente de la vie pastorale. Pour le nouveau recteur ce n’était pas facile de faire sa place. Finalement père Bart accepta de se retirer de la paroisse début 2011. La paroisse était en effet troublée par la situation. Une lente reconstruction fut nécessaire, mais il était difficile pour certains paroissiens de suivre et d’autres perdirent patience et décidèrent de trouver une paroisse plus vivante ou d’aller dans un autre lieu. La paroisse survécu cependant et avec le temps la paroisse s’intégra dans la tradition orthodoxe.

 

 

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