Résumé de l’homélie du dimanche des pères du premier concile œcuménique le dimanche 26 mai 17

En ce jour nous fêtons simultanément quatre événements. D’abord il y a l’office du dimanche (de la résurrection) ensuite de l’après fête de l’ascension et l’avant fête de la pentecôte. Mais nous faisons surtout mémoire des saints pères du premier concile œcuménique.
L’Eglise dans sa sagesse a établi la mémoire de ce concile et des saints 318 pères de ce concile en ce jour (dernier dimanche avant pentecôte) parce que l’accord a été établi le 29 mai de l’année 325, mais aussi parce que lors de ce concile n’était pas encore question de la divinité du Saint Esprit, ce que nous vivons en quelque sorte maintenant vu que nous sommes dans l’attente de la pentecôte et que nous ne disons pas encore la prière initiale au Saint Esprit (Roi Céleste…). La pentecôte est la fête du Saint Esprit. En ce concile de 325 à Nicée il n’a pas été question de la divinité du Saint Esprit. Cela a été disputé le concile suivant à Constantinople en 381. Voilà pourquoi la mémoire des saints pères du premier concile a été placé juste avant la fête du Saint Esprit (la pentecôte).
Lors du concile de Nicée la question de la divinité du Christ qui était au chœur du débat. La Trinité n’était pas encore bien comprise ou définie bien qu’abordée.
Les partisans d’Arius prétendaient que Jésus Christ n’était pas Dieu ou le Verbe de Dieu dès avant les temps devenu un homme dans sa création. Ils soutenaient (les ariens) que Jésus Christ était un homme qui par sa vie sainte était arrivé à la divinité. La majorité des évêques et des participants penchaient initialement du coté de l’arianisme. Ce n’est que suite à plusieurs miracles que les participants du concile furent persuadés de la vérité de la vision orthodoxe, c à d que le Christ est bien le Verbe de Dieu qui s’est fait chair : Miracle de saint Spiridon et la brique, miracles avec saint Nicolas, présence de saint Athanase pour trouver le terme (oros) de homoussios pour définir la consubstantialité du Fils Dieu avec le Père Dieu.

Ce que nous devons retenir en ce jour est principalement ceci :

  1. Ce n’est pas toujours où il y a majorité numérique qu’il y a Vérité. La Vérité n’est pas toujours là où elle semble être. Il faut scruter et discerner pour voir qui a raison.
  2. Dieu soutien ceux qui sont dans la Vérité et leur victoire finale est éclatante.
  3. Compréhension du sens de l’Eglise en tant qu’institution divino humaine. Présence du Saint Esprit dans l’institution humaine qui en fait le corps du Christ.
  4. L’activité pastorale est réussie grâce à la présence de la force divine.

 

a)      La Vérité n’est pas toujours là où il y a la majorité ou l’apparence de la justesse (la logique arienne paraissait plus juste pour la logique humaine). C’est dans ce sens que l’Église a établi plusieurs lectures qui illustrent cette réalité (les points cités ci-dessus). Nous avons fait des lectures lors des vêpres ou des matines qui se lient à cette logique. Lors des vêpres nous avons lu l’histoire du patriarche Abraham qui vient libérer son neveu Lot de la prise des rois. Alors que l’armée des rois était nettement plus nombreuse, Abraham attaque et gagne avec une armée inférieure en nombre. La victoire lui est donnée par Dieu.

b)      Nous avons lu aussi l’histoire où Moise lors de l’exode établit des chefs pour guider le peuple. Cela fait allusion encore à ce dimanche des saints pères, car les saints pères ont comme mission de guider le peuple de Dieu. C’est ce que nous avons lu aussi lors de l’évangile des matines : Nous avons pu lire l’évangile de la pêche miraculeuse après la résurrection du Christ. Nous voyons comme le Christ commande à ces apôtres de jeter le filet dans l’eau. Ceux-ci ne savent pas encore que c’est le Christ qui le leur demande et ils s’y opposent initialement en disant qu’ils ont essayé toute la nuit et qu’ils n’ont rien pris. Cependant après courte réflexion ils se disent qu’ils n’ont de toute façon rien à perdre et ils jettent (probablement dans un mouvement de lassitude) le filet dans l’eau. Le résultat est qu’ils pèchent une multitude de poissons. C’est seulement alors qu’ils reconnaissent le Christ. Il en est de même pour ceux qui exercent une activité pastorale. Souvent malgré toutes leurs tentatives ils récoltent peu de fruits. Mais quand Dieu intervient ils pêchent une multitude de fidèles. C’est cela qu’ont vécu les saints pères du concile de Nicée.

c)      Nous voyons tout au long des lectures cette logique qui trame l’office du jour : c’est Dieu qui guide les hommes de bien. Il les aide et les rend victorieux malgré les obstacles insurmontables. C’est Dieu qui fait en sorte que ceux qui sont justes et vrais, sortent vainqueurs au final. C’est aussi un encouragement pour persévérer dans le bien. C’est un témoignage que là où agit le juste, le Christ intervient et lui donne (finalement) la victoire souvent après de multiples épreuves et des moments de grand danger et de découragement.

d)      L’autre point à retenir de ce dimanche est que le Saint Esprit guide l’Église. L’Église c’est le corps du Christ. Le Christ est divino-humain. Comme le dit le crédo: Il s’est incarné du Saint Esprit et de la vierge Marie. Dans l’Église aussi c’est le Saint Esprit qui est présent dans l’institution humaine (corps ecclésial humain). A rappeler qu’Eglise vient du mot ecclésia qui signifie rassemblement des élus (qui ont été tirés du monde).

Le premier synode œcuménique est l’expression de tout cela. C’est d’ailleurs le cas de tous synodes œcuménique. Nous voyons comme la force du Saint Esprit est présente dans certaines personnes (de bien et de vérité) et que grâce à eux les décisions du synode sont influencées et que la Vérité fini par éclater. Si un synode (et ses décisions) devait s’avérer uniquement une réunion de personnes non guidé par le Saint Esprit (où le Saint Esprit est volontairement ignoré), celui-ci ne sera jamais reconnu comme étant un synode œcuménique (ayant pouvoir « d’influencer » le cours de l’Église dans l’histoire).

Le dimanche prochain nous fêtons la pentecôte. C’est le début de l’Église historique. C’est la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres réunis (en synode). Pendant cette période entre l’ascension aux Cieux du Seigneur et la venue de l’Esprit, les apôtres sont réunis souvent et prient. Ils choisissent un remplaçant pour l’apôtre qui s’est perdu, Judas et ils choisissent Mathias. Ils ne savent pas encore que le Saint Esprit va venir. Ils sont pourtant persuadés que Jésus Christ est Dieu, car Il est ressuscité et tellement de choses formidables se sont passées qu’ils pensent véritablement que celui-ci est le Messie. C’est un peu dans ce contexte que se trouvait l’Église aussi à l’époque du premier concile à Nicée. Les saints Pères sont réunis pour discuter de la divinité de Jésus Christ. A l’époque il n’est pas encore question de Trinité. La question du Saint Esprit ne sera discutée que 60 ans plus tard. La notion de Dieu d’alors est toujours celle d’un Dieu proche de la conception juive. Le crédo se limite aux deux premiers chapitres qui concernent le Père et le Fils.

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Saint Silouane de l’Athos


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Le Grand Carême dans l’Eglise Orthodoxe

Le Carême: Carême est la période de préparation à la fête centrale qu’est Pâques. Et l’Eglise nous donne de vivre ce temps de préparation pour que nous approchions le mieux possible de l’attitude spirituelle qui nous est demandée afin de pouvoir pleinement fêter la Résurrection du Seigneur.

Ecoutez: http://www.silouanemartin.be/?page_id=60

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