Chers frères et sœurs,
Or la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
La fidélité à la foi chrétienne orthodoxe, foi qui est fondée sur le témoignage des saints Apôtres et qui est transmise dans l’Eglise à travers la vie du Saint Esprit dans l’Eglise, est non seulement la responsabilité de chacun d’entre nous, mais elle est également notre unique nécessité. Seul la fidélité à la foi nous empêche d’être séparé de l’Eglise. Seul la fidélité à la foi peut nous faire progresser dans la connaissance de Dieu, connaissance qui est, selon la parole de notre Seigneur Jésus Christ, la vie éternelle. Ainsi, si les saints Pères ont tant combattu pour préserver la foi apostolique, c’est parce que la question « Qui est notre Seigneur Jésus Christ» n’est pas une question fortuite, polémique ou philosophique mais une question de Salut. Pour l’expérience de l’Eglise, la déviation de la foi, l’hérésie, impacte en profondeur la vie des croyants et de la communauté des croyants. L’hérésie, qui prend racine, brise l’harmonie et l’unité de l’image du Christ, et, par conséquent, l’harmonie et l’équilibre à la fois de la personne humaine et d’une société de croyants[1]. C’est la raison pourquoi les pères du 4ième Concile œcuménique, et par extension les pères des différents conciles œcuméniques et dogmatiques, ont pris tant de soin à formuler, par nécessité, des réponses aux différentes hérésies.
Ce combat que les pères ont mené pour l’Eglise, chacun d’entre nous doit le mener sur le plan personnel. Chacun doit se poser régulièrement la question : Est-ce que ma foi est réellement conforme à celle de l’Eglise ? Quand je prends du recul par rapport à ce que je fais et ne fais pas, à ce que je dis, à ce que je pense, combien de fois ne suis-je pas en contradiction avec l’Evangile ? Ce chemin est intimement lié au combat contre les passions, au combat pour acquérir l’humilité. Si nous péchons, c’est que, quelque part, nous n’avons pas encore pleinement intégré la foi de l’Eglise, peut-être bien intellectuellement, mais qu’au fonds de notre être nous résistons encore à la pleine acceptation de notre Seigneur Jésus Christ. Si nous péchons, c’est que nous n’osons pas encore remettre totalement notre vie entre ses mains.
Ce combat nous ne pouvons le mener seul ni désarmé. C’est au sein de l’Eglise que nous le menons, utilisant les armes de l’Eglise, c’est-à-dire la prière liturgique et individuelle, la participation aux Saints Mystères, l’écoute de l’Evangile, et utilisant les autres fruits de la Sainte Tradition, et étants fortifiés et vivifiés par la présence du Christ par le Saint Esprit.
Que notre Seigneur illumine les yeux de notre entendement. Amen
p. Laurent
19 juillet 2026 Dimanche des Saints Pères du 4ième Concile Œcuménique
[1] Père Cyrille Argenti
