Archiprêtre Dr Georgios Lekkas

Le Seigneur Jésus a annoncé au Centurion le Banquet éternel du Royaume des Cieux, dont les fidèles ont déjà un avant-goût dans cette vie chaque fois qu’ils participent au Sacrement de la Sainte Eucharistie. Le Mystère de la Sainte Eucharistie constitue le cœur spirituel du Corps de l’Église qui, par le Saint-Esprit, dispense le Sang du Seigneur aux fidèles et les unit chaque jour davantage à Lui et entre eux, vivants et défunts, en un seul corps, le Corps du Christ.En tant que membres de Son Corps, les fidèles participent d’ores et déjà, par le Christ, à la joie éternelle de la Sainte Trinité, du Père et du Fils et du Saint-Esprit. En tant que membres du Corps de l’Église, les fidèles sont appelés à participer, comme « des dieux par grâce », au Banquet éternel du Royaume des Cieux. Dieu a ainsi destiné l’homme non seulement à être présent auprès de Lui dans la Vie éternelle, mais à vivre en Dieu et Dieu en chaque homme et en tous les hommes ensemble, afin que tout ce qui appartient à Dieu puisse être partagé par Lui avec tout homme.La joie de participer au Banquet du Royaume, dès ici-bas, dépend de notre foi authentique en Jésus-Christ en tant que Fils de Dieu, qui demeure parmi nous dans le Saint-Esprit pour nous unir les uns aux autres et au Dieu Trinitaire au sein de l’Église. Depuis le jour de la Pentecôte, la foi authentique et l’ecclésiologie authentique constituent les deux piliers fondamentaux de notre salut, c’est-à-dire de notre participation éternelle à la Fête incessante du Royaume des Cieux.La foi authentique en Christ est une condition indispensable à la bonne compréhension du mystère de l’unité de l’Église, telle que le Dieu Trine l’a voulue non seulement depuis toute éternité, mais aussi pour les siècles des siècles. De même, la participation des fidèles à l’Église, telle que l’a voulue le Dieu Trine le jour de la Pentecôte, renforce encore davantage leur foi en Christ, de sorte que le progrès spirituel de chacun contribue au progrès spirituel de l’ensemble du Corps de l’Église.La foi du Centurion permit au Christ non seulement de guérir son serviteur, mais aussi de prédire la participation de ce militaire romain au Banquet éternel du Royaume. Le Centurion a demandé le moindre, et le Christ, qui a reconnu sa foi, lui a réservé le plus grand. Le plus grand miracle n’est pas une guérison, ni même un retour à la vie après la mort, mais notre résurrection par le Christ et en Christ, pour notre participation éternelle à la célébration sans fin de l’unité de tous les hommes en Christ, dans le Royaume céleste du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Car tout est possible à celui qui croit et agit droitement. Amen.Quatrième Dimanche Matthieu, 28.6.2026.