Archiprêtre Dr Georgios Lekkas
Depuis le jour de la Pentecôte jusqu’ au Jour du Second Avènement, le Christ marche parmi nous dans le Saint-Esprit et nous prépare chacun pour l’heure de son appel. Il nous prépare à ce moment dès le tout premier instant de notre venue sur Terre, dès le moment de notre conception dans le sein de notre mère.
Il connaît chacun d’entre nous avant même la création du monde, Il nous a envoyés sur Terre au moment où Il l’a voulu et Il nous prépare pour Son apparition visible dans notre vie, pendant tout le temps qui nous est nécessaire afin de Le rencontrer. Il nous appelle parce qu’Il nous a destinés à la Vie éternelle et Il nous prépare autant qu’il le faut afin que, si possible, personne ne refuse l’invitation qui lui sera adressée à l’heure la plus critique de sa vie.
Certains L’écoutent dès le premier instant, abandonnent tout et Le suivent immédiatement, comme Ses quatre premiers disciples. D’autres ont besoin d’un peu plus de temps, hésitent au début, mais finissent par courir à sa suite. L’important, en tout cas, c’est de ne pas rater l’occasion de courir à sa suite quand Il s’adresse à nous, même si, pour un instant, nous avons hésité.
Le rejet de Son appel a de graves conséquences spirituelles, car notre refus n’est pas un simple « non » à un appel momentané de Sa part, mais le rejet de la préparation que le Saint-Esprit a opérée en nous, souvent tout au long d’une vie entière. Le fait de rejeter Son appel provoque le déraillement spirituel de toute notre existence, c’est pourquoi le Seigneur attend souvent le moment qu’Il juge le plus propice pour nous, et souvent pour nos proches, afin que nous puissions Le suivre librement et non Le rejeter.
Quiconque dit « oui » au Seigneur au moment où Il l’appelle découvre le sens de son existence. Adam a désobéi au Seigneur au Paradis et a tout perdu. Chacun de nous a la possibilité d’obéir à l’appel qui lui est adressé et de tout gagner. Notre vrai bonheur dépend du fait que nous accordions ou non la priorité au Seigneur. S’Il est la priorité de notre vie, alors notre vie est un Paradis, même au milieu de nos difficultés. S’Il n’est pas la priorité de notre vie, alors notre vie est un Enfer, même au milieu de nos conforts.
Le Christ veut nous donner tout pour toujours, mais pour que cela soit possible, nous devons être prêts à tout sacrifier pour Lui. En prouvant que nous sommes prêts à tout sacrifier pour Lui, Il nous ouvre les portes de Son Royaume et nous accueille comme Ses enfants bien-aimés. Dieu veut être la priorité de notre vie, non par caprice, mais parce qu’Il ne peut nous faire participer à la joie céleste de son Royaume sans que nous Le choisissions librement comme notre priorité absolue. Ainsi, tout ce que nous gardons égoïstement pour nous-mêmes, nous le perdons à jamais, tandis que tout ce que nous offrons librement à Dieu, Il nous le préserve pour toute l’éternité.
Dire « oui » à l’appel qui nous est adressé nous fait entrer dans le Royaume du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et rend le Royaume de Dieu encore plus proche de la Terre.
Deuxième dimanche de Matthieu, 14 juin 2026.
