Dieu ne veut pas la souffrance des hommes
Le christianisme, en Occident surtout, apparaît encore aujourd'hui comme une religion qui justifie et valorise la souffrance, la considérant à la fois comme une juste expiation du péché et comme une voie nécessaire de salut. Cette représentation continue à divers degrés de marquer la conscience, mais aussi l'inconscient collectif de nos sociétés modernes, et elle a encore sur celles-ci des effets pervers, dont certains portent préjudice à l'image du christianisme. Il faut, pour débarrasser ce dernier d'une représentation à la fois fausse et nuisible, retourner aux sources. Les Pères grecs offrent sur ce sujet des points de vue souvent différents de la conception augustinienne et de la tradition de pensée qui, en Occident, en est issue. Insistant sur les aspects négatifs de la souffrance, ils montrent que le dessein de Dieu est, dès l'origine, que les hommes en soient exempts. Ils soulignent que le Christ a souffert non pour que les hommes souffrent davantage, mais pour les aider à transcender spirituellement leur souffrance, pour leur permettre d'en changer le sens à leur profit, et pour finalement les en libérer.
Numéro interne: L-005
Plus d'info →L’Église corps du Christ, 2, Les Relations entre les Eglises
Dans ce deuxième volume d'une série de trois consacrée à la conception orthodoxe de l'Église, l'auteur étudie, dans leurs aspects problématiques, les relations des Églises orthodoxes locales entre elles et avec les autres confessions chrétiennes. Sont d'abord examinées ici la question, aujourd'hui très débattue dans le cadre du dialogue œcuménique, de la primauté du siège de Rome, et celle, faisant l'objet d'un vif débat interne parmi les Églises locales orthodoxes, de la nature de la primauté du siège de Constantinople et de l'étendue de ses attributions. Sont ensuite étudiés les problèmes posés par l'organisation ecclésiale de la diaspora orthodoxe au XXe siècle ; à travers cette étude sont abordés certains aspects problématiques de la politique actuelle du patriarcat de Constantinople et du patriarcat de Moscou. Sont enfin analysées les relations de l'Église orthodoxe avec les autres confessions chrétiennes, à travers une présentation de leurs divergences, une réflexion sur la nature, le contenu et la forme du mouvement œcuménique, et une analyse historique et ecclésiologique des modes de réception des non-orthodoxes au sein de l'Église orthodoxe. Dans la suite du précédent, ce volume permet de mieux comprendre la conception orthodoxe de l'Église. Dégageant clairement les points de divergences entre l'Église orthodoxe et les autres confessions chrétiennes (catholicisme et protestantisme), mais aussi entre certaines Églises orthodoxes locales, il constitue un apport important tant au dialogue interorthodoxe qu'au dialogue interchrétien.
Numéro interne: L-033
Plus d'info →L’Église, Corps du Christ. I. Nature et structure
Dans ce premier volume d'une série de trois consacrée à la conception orthodoxe de l'Eglise, l'auteur examine l'origine, les fondements, la nature et les qualités de l'Eglise. Il s'arrête ensuite sur la nature et l'importance de la Tradition ecclésiale. Puis il analyse l'organisation de l'Eglise dans les premiers siècles, accordant toute son attention à l'Eglise locale et précisant son rapport avec les autres Eglises locales et avec l'Eglise universelle. Il souligne à cette occasion l'importance de la synodalité qui, aujourd'hui encore, régit le fonctionnement des Eglises orthodoxes. Sont ensuite présentées les évolutions historiques qui ont vu apparaître le système de la Pentarchie, puis de nouvelles Eglises autocéphales et autonomes ; l'auteur aborde alors les problèmes, toujours actuels, posés par le nationalisme et le principe de territorialité. Une partie importante de l'ouvrage est consacrée à la hiérarchie ecclésiastique. Y sont examinés la place et le rôle fondamentaux de l'évêque, puis la place et le rôle du prêtre. A propos de ce dernier point, sont abordées les questions du mariage des prêtres et de l'accès des femmes à la prêtrise. Sont analysés ensuite le rôle du diacre et celui de tous les ordres mineurs. Une annexe s'intéresse au symbolisme, très significatif pour l'ecclésiologie, des vêtements liturgiques. Un dernier chapitre définit la place des laïcs dans l'Eglise. Cet ouvrage apparaît au total comme une synthèse vaste, claire et bien documentée sur la nature et l'organisation de l'Eglise. Il ne constitue pas seulement une contribution importante à l'ecclésiologie orthodoxe mais, par son rapport constant aux sources scripturaires, conciliaires et patristiques, offre une précieuse référence pour la réflexion que peuvent avoir sur elles-mêmes les autres communautés chrétiennes.
Numéro interne: L-032
Plus d'info →L’Inconscient spirituel
Ce livre, qui prolonge les recherches précédentes de l'auteur, souligne la dépendance de la vie psychique à l'égard de la vie spirituelle et montre comment certains troubles psychiques dépendent de maladies spirituelles et peuvent donc être traités et guéris à travers la thérapeutique de celles-ci. Se fondant sur la tradition patristique, il met en évidence l'existence en l'homme d'un double inconscient spirituel, et précise sa nature et sa fonction par rapport à la pathologie et à la thérapeutique. Posant le problème de la place et du rôle respectifs de la thérapeutique spirituelle et de la psychothérapie, il offre des perspectives nouvelles pour le développement d'une thérapeutique des maladies psychiques pleinement respectueuse de l'anthropologie chrétienne et mettant à profit la riche expérience du soin des âmes acquise, au cours des siècles, par l'Orient chrétien.
Numéro interne: L-013
Plus d'info →L’iconographe et l’artiste
Les études rassemblées dans ce livre ont toutes en commun de faire apparaître ce qui fait la spécificité de l'art de l'icône par rapport à l'art religieux ordinaire. La première étude propose une approche initiale de l'icône à ceux qui en ignorent à peu près tout. La deuxième étude précise la différence entre l'objet d'art et l'icône, en insistant sur les fondements théologiques de celle-ci. Les deux études suivantes explicitent la signification théologique d'un certain nombre d'éléments représentatifs propres à l'icône. La première montre que la façon de traduire l'espace dans l'icône, qui peut paraître naïve de prime abord, est en réalité très élaborée et destinée à en exprimer une perception particulière, relative à sa signification spirituelle. La seconde montre qu'il en va de même en ce qui concerne le rapport de la représentation iconographique au temps, l'icône constituant une interface paradoxale entre la temporalité de ce monde et l'éternité du Royaume. La cinquième étude examine, à travers l'œuvre de l'un des plus grands iconographes russes du XXe siècle, le moine Grégoire Krug, la place respective de la créativité et de la tradition dans l'art iconographique, et pose de nouveau, de ce point de vue, le problème des rapports entre l'iconographe et l'artiste. La dernière étude, à travers l'analyse de fausses ou de pseudo-icônes anciennes et récentes, fait apparaître l'importance du lien, en amont et en aval, de l'iconographie avec les principes dogmatiques et ecclésiogiques qui la fondent.
Numéro interne: L-006
Plus d'info →La Divinisation de l’homme selon saint Maxime le Confesseur
Saint Maxime le Confesseur (580-662) apparaît aujourd'hui comme l'un des plus grands théologiens byzantins. Dans son œuvre, les acquis patristiques antérieures se trouvent rassemblés et intégrés en une synthèse puissante et géniale. La doctrine des deux volontés et des deux énergies du Christ, qu'il confessa jusque dans le martyre, fut officiellement adoptée par l'Église lors du VIe concile œcuménique (Constantinople III). Mais Maxime a aussi été qualifié de « docteur de la divinisation ». Ce thème, qui occupe une place centrale dans la spiritualité de l'Orient chrétien, trouve, en effet, dans l'œuvre du Confesseur l'une de ses expressions les plus fortes et les plus achevées et contribue pour une grande part à définir la nature et les relations de sa théologie, de sa cosmologie, de son anthropologie, de son acétique et de sa mystique. Cette étude approfondie et nourrie de nombreuses citations, la plus vaste qui ait été consacrée jusqu'à ce jour à cet auteur, nous ouvre donc l'accès à une compréhension de la pensée de Maxime dans son ensemble, en même temps qu'elle nous introduit au cœur de la christologie et de la mystique orthodoxes.
Numéro interne: L-019
Plus d'info →La Vie après la mort selon la tradition orthodoxe
Le succès considérable qu'ont rencontré, ces dernières décennies, les livres rassemblant des récits d'expériences " post mortem " ou présentant sur la vie après la mort les textes sacrés de religions anciennes ou lointaines, n'est pas l'expression d'une curiosité malsaine : il témoigne d'une réelle et légitime inquiétude au sujet de la mort et du besoin de beaucoup de nos contemporains de disposer de quelques lumières sur la condition qui la suit afin de donner plus de sens à leur vie actuelle. Cet ouvrage montre que la Tradition de l'Église orthodoxe a développé, elle aussi, une conception riche et détaillée des différentes étapes de la vie après la mort. Cette conception manifeste quelques divergences (apparues surtout à partir du XIIe siècle) avec celle des confessions catholique et protestante, mais témoigne en revanche d'un remarquable accord avec celle de la Tradition latine ancienne. Cette étude espère faire mieux connaître aux orthodoxes les enseignements – souvent dispersés et pour cela mal connus – de leur propre Tradition, et aussi faire découvrir aux lecteurs catholiques ou protestants des enseignements inconnus d'eux ou qui ont cessé de faire partie de la sphère de leur foi, mais qui appartiennent cependant au riche patrimoine d'une Tradition chrétienne originelle commune. Elle espère également répondre à l'intérêt de tous ceux qui sont tentés d'aller chercher dans des religions ou des courants spiritualistes étrangers au christianisme ce dont ils ne soupçonnent pas l'existence au sein de leurs propres racines culturelles.
Numéro interne: L-020
Plus d'info →La vie sacramentelle
La vie chrétienne ne peut exister sans sacrements, actes symboliques à la portée à la fois personnelle et communautaire, destinés à la sanctification des hommes. Jean-Claude Larchet aborde toutes les questions liées à la vie sacramentelle : modalités de dispensation du baptême, moment de la chrismation ; nature de l'eucharistie, fréquence et conditions de la communion ; nature et finalité du mariage, possibilité du divorce et conditions du remariage, problèmes posés par les mariages mixtes, manière de traiter pastoralement l'union libre ; confession et relations avec la communion ; onction des malades ; nature de l'ordination et exigences et responsabilités du ministère sacerdotal. Cet ouvrage répond aussi aux interrogations pastorales que les chrétiens se posent aujourd'hui : les sacrements ont-ils une fonction thérapeutique ? A quelle fréquence et comment faut-il se confesser ? Comment doit-on se préparer à la communion ? À qui s'adresse le sacrement de l'onction des malades ? Y a-t-il un mariage pour tous ? A quelles conditions le divorce est-il tolérable ? Quelles sanctions pour les clercs qui ont fauté ? Les sacrements agissent-ils par eux-mêmes ? Que doit faire le fidèle pour bénéficier concrètement de la grâce qu'ils dispensent ? A partir de l'Ecriture, des Pères et de la tradition canonique et liturgique, Jean-Claude Larchet livre ici un manuel de vie ecclésiale.
Numéro interne: L-024
Plus d'info →Malades des nouveaux médias
Smartphone, réseaux sociaux, objets connectés, TV numérique, Internet, jeux vidéo : ces nouveaux médias sont aujourd’hui tout aussi omniprésents qu’envahissants. Et leurs effets négatifs, dans la vie professionnelle, sociale, familiale, flagrants : entre appauvrissement et illusion, nuisance et vide, destruction et épuisement, l’humanité se désincarne, l’espace et le temps disparaissent dans cette virtualité toute-puissante. Qu’en est-il de la richesse et du sens de nos existences dans une société avide de vitesse, de proximité, d’immédiateté, d’information tous azimuts et de performance en tous genres ? Quel diagnostic poser sur le corps et l’esprit de l’homo connecticus ? Quelles inquiétantes pathologies gangrènent sa nature même ? Et comment lutter contre cette lente et insidieuse
dislocation ?
Jean-Claude Larchet poursuit dans ce nouvel essai très documenté sa série d’études sur les différents types de maladies et les thérapeutiques adaptées. Une réflexion critique et salutaire à propos de nos systèmes de
communication. Une incitation à nous protéger et à retrouver notre identité psychique et spirituelle.
Numéro interne: L-039
Plus d'info →Moniale Silouana, Abbesse Eudoxie
Vie de l’abbesse Eudoxie, fondatrice du monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, traduit du russe par Laurence Guillon et Élisabeth Mouravieff, Bussy-en-Othe et Zwierki, 2014, 255 p. Ce livre est consacré à Mère Eudoxie, fondatrice et higoumène, de 1946 à 1977, du monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Bussy-en-Othe.Il présente l’ensemble de sa vie d’une manière détaillée, et réunit à son sujet de nombreux témoignages et documents photographiques. Il donne aussi la traduction d’un certain nombre de ses lettres, qui précisent le portrait qui se dessine au long des pages.
Numéro interne: 67
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